Interview Katrien : L’étape décisive du 01/02 et l’objectif d’une prescription 100% électronique

La prescription 100% électronique

La prescription électronique est obligatoire depuis le début de 01/01. Comment se sont passées les choses jusque-là selon vous ?

Nous constations déjà une tendance à la hausse à la fin de l’année 2019, tendance qui n’a fait que s’accentuer, surtout depuis le début du mois de janvier. On doit cela principalement au fait que de nombreux spécialistes se sont rapidement mis à la prescription électronique.

Aujourd’hui, plus de 20 000 médecins rédigent des prescriptions électroniques. On peut bien sûr se demander comment interpréter ces chiffres. Est-ce que l’on considère le nombre total de médecins actifs, y a-t-il un seuil minimum pour le nombre de prescriptions, se base-t-on sur tous les médecins enregistrés ? Le choix de l’interprétation aura une influence sur les chiffres du déploiement.

Par ailleurs, de nombreux médecins sont en formation et nous ne pouvons qu’espérer qu’ils soient également formés à l’utilisation de la prescription électronique.

L’information de l’obligation de prescription électronique pour les médicaments a été très bien communiquée par Recip-e. Nous y avons consacré beaucoup de temps et il semble que le message soit bien passé.

Quelles ont été les réactions suite à ce changement sur le terrain ?

Il va de soi que tout changement n’est pas simple. Il y a toujours différents cas de réactions : les primo-adoptants, la majorité précoce et la majorité tardive, les suiveurs et les retardataires.

Les médecins généralistes ont très rapidement adopté la prescription électronique. Aujourd’hui, on constate déjà un déploiement de plus de 70%. Les spécialistes ont commencé à rattraper le mouvement. Dès l’instauration de l’obligation, ceux-ci s’y sont en effet également mis et ont très vite opéré le changement. Et pourtant, les spécialistes travaillant dans les hôpitaux étaient déjà familiarisés avec le concept de la prescription électronique depuis longtemps, principalement suite à l’importante évolution du Dossier Patient Informatisé (DPI). Dans nos statistiques, nous considérons les hôpitaux dans leur ensemble, car la porte d’entrée au niveau hospitalier est le Cercle de confiance (Circle Of Trust).

Les pharmaciens également ont pu observer une forte augmentation du nombre de prescriptions électroniques, conséquence logique de l’augmentation du nombre de prescriptions électroniques créées.

L’étape décisive du 01/02

Le 01/02/2020, cela faisait exactement 3 mois depuis le changement de durée de validité de la prescription. En quoi est-ce une période importante ?

Recip-e a l’ambition de garantir la durée de validité des prescriptions pour les pharmaciens, et cela pour les prescriptions créées à partir du 1er novembre 2019. Depuis le 1er février, les prescriptions qui ont été créées il y a exactement 3 mois ne sont plus valides. C’est donc la première fois que Recip-e peut jouer son rôle de contrôle de la durée de validité. Les pharmaciens peuvent ainsi gagner du temps pour accompagner davantage les patients, au lieu de le consacrer aux tâches administratives. Ce rôle peut facilement être automatisé par Recip-e.