Début 2007

En conformité avec les objectifs européens en matière de numérisation des prescriptions médicales, le SPF Santé lance une vaste concertation réunissant de nombreuses parties concernées. Cette phase débouche sur la publication d’un Memorandum of Understanding qui établit les principes fondamentaux d’un système de délivrance de prescriptions par voie électronique.

L’idée de base est que l’ensemble du corps soignant (médecins, pharmaciens, kinésithérapeutes, infirmiers, sages-femmes, etc.) assure le suivi des données des patients. Pour ce faire, les associations professionnelles reconnues s’engagent à constituer une ASBL qui concrétisera le projet.

Janvier 2010

L’ASBL Recip-e voit le jour, à l’initiative des organisations professionnelles reconnues par l’INAMI. Avec la collaboration technique d’Accenture et de Belgacom, Recip-e entame son travail en vue de concrétiser la mise en place d’un système de délivrance électronique de prescriptions médicales.

Le Conseil d’Administration de Recip-e est présidé par le Phn. Dirk Broeckx. L’assemblée générale fondatrice désigne le Dr. Marc Moens vice-président et le kinésiste Johan Vandenbreeden trésorier. Le projet est coordonné par le Prof. Marc Nyssen (VUB), porte-parole.

 Février 2013

Un projet pilote voit le jour. Il synthétise les résultats des groupes de travail e-Med et est élaboré en concertation avec la plateforme eSanté. Ce projet se base sur la composition, l’échange et la gestion de prescriptions électroniques entre prescripteurs et prestataires de soins. L’accès aux données des prescriptions demeure exclusivement réservé au prescripteur, au prestataire et au patient.

Mai 2013

Le projet pilote se déploie sur l’ensemble du pays. Objectif : familiariser dans un premier temps les médecins généralistes et les pharmaciens au système Recip-e, avant de l’étendre aux autres professions concernées : médecins spécialistes, dentistes, kinésithérapeutes, infirmiers, sages-femmes.

 Mars 2014

Mme Onkelinx, ministre fédérale des Affaires sociales et de la Santé publique, présente le projet Recip-e aux médias, qui relaient l’information auprès du grand public.

Les patients peuvent désormais s’attendre à bénéficier dans un avenir proche des facilités qu’offre Recip-e, pour autant que les prescripteurs et prestataires de soins avec lesquels ils sont en relation adoptent le système.

Janvier 2017

L’identifiant RID (Recip-e ID) apparaît au-dessus du code-barres de l’ordonnance papier ou de la prescription éléctronique, ce qui permet au pharmacien de la télécharger et de la délivrer. Elles sont dès lors toutes les deux reconnues par l’INAMI.

Février 2018

L’INAMI met à disposition des prescripteurs de soins une appli qui leur permet d’établir une prescription électronique en dehors du DMI (Dossier Médical Informatisé). Son nom : PARIS (Prescription & Autorisation Requesting Information System). L’appli vient en aide aux médecins, dentistes et sages-femmes qui se trouvent dans l’impossibilité d’accéder à leur logiciel de gestion du dossier patient ou au système d’information hospitalier, ou qui ne disposent pas encore du DMI. Plus d’infos à propos de l’appli PARIS

 Avril 2018

Lancement de la plateforme Personal Health Viewer, la version numérique du Dossier Médical Global. Terminé de devoir se rendre chez son médecin pour le consulter. Désormais, le patient peut y avoir accès depuis son ordinateur, smartphone ou tablette.

La plateforme permet non seulement de consulter son dossier médical, mais aussi de le partager avec plusieurs prestataires de soins et de le compléter. D’autres fonctionnalités seront ajoutées à l’avenir.

Juin 2018

Dès le 1er juin 2018, les médecins (généralistes et spécialistes), dentistes et sage-femmes ont l’obligation de prescrire les médicaments par voie électronique. Cette mesure ne concerne ni les patients en séjour à l’hôpital ni ceux qui reçoivent une prescription lors d’une visite à domicile ou dans une institution (maison de repos, par ex.). Les médecins âgés de plus de 62 ans à cette date sont exemptés de cette obligation.

Juin 2019

L’échéance de juin 2019 doit coïncider avec la dématérilisation complète des prescriptions de soins. À partir de ce moment, le patient peut se rendre dans n’importe quelle pharmacie sans preuve papier de la prescription.