Lieven Zwaenepoel

Que peut-on dire de l’évolution de Recip-e ? – Lieven Zwaenepoel

Phien Lieven Zwaenepoel – Vice-président de Recip-e
Pharmacien d’officine
Président de l’APB, l’Association Pharmaceutique Belge

Quelle est l’origine de Recip-e ?

« Il y a une dizaine d’années, les acteurs du secteur et les administrations publiques ont pensé à proposer une alternative numérique aux prescriptions sur papier. C’est à cet égard que l’asbl Recip-e a été créée. Cette asbl a été initiée par le secteur, avec la coresponsabilité de tous les utilisateurs. Tout s’est fait en coopération avec l’initiateur, l’INAMI, et avec e-Health, la plate-forme belge d’e-santé. Et c’est ainsi que des personnes aux idées innovantes, telles que Theo Putzeys, Marc Nyssen (VUB), Luc Baert et plus tard aussi Dirk Broeckx, ont pu se mettre ensemble au travail. »

Comment décrire le chemin parcouru par Recip-e jusqu’à présent ?

« On peut dire qu’il a été long et cahoteux. Mais il en est toujours ainsi pour les projets. On les entreprend sans jamais savoir à l’avance ce que l’avenir nous réserve. Mais petit à petit, le projet a mûri : une plate-forme numérique a été créée et des normes ont été définies, notamment les formats numériques auxquels les prescriptions électroniques devaient répondre. Dans un premier temps, la prescription électronique servait de double à la prescription légale sur papier. Il s’agissait d’une alternative numérique reprenant les mêmes informations que l’on pouvait utiliser, mais la version légalement valable restait le modèle sur papier. Et ce jusqu’en 2017. Jusqu’à ce moment-là, deux circuits existaient en parallèle, celui du modèle officiel sur papier et celui du modèle numérique en complément.

Aujourd’hui, c’est l’inverse. Il était essentiel de commencer par faire des essais, afin de pouvoir déceler et solutionner les éventuels problèmes de départ. Le passage à la pratique fut l’étape suivante. Lorsque des problèmes surviennent tout de même après ce passage, ils sont alors solutionnés en cours de route.

Un autre point important fut l’archivage électronique. Les documents numériques légaux doivent en effet être conservés pendant minimum 10 ans. Il fallait également garantir la sécurité de tous ces documents. Le RGPD n’existait pas encore, mais bien la loi sur la vie privée.

Voici donc le parcours de Recip-e dans les grandes lignes : une bonne idée qui devient un concept, une solution numérique qui petit à petit devient réglementaire. »