Une durée de validité adaptée : les avantages sur le terrain

À partir du 1er octobre 2020 [1], les médecins généralistes et les spécialistes pourront appliquer une durée de validité plus courte ou plus longue que les 3 mois prévus par défaut lorsqu’ils rédigeront une prescription électronique. Nous avons parlé de ce changement avec Dr Phen Katrien Thorré de l’asbl Recip-e.

« Du point de vue de la santé et de la sécurité, il s’agit d’une très bonne décision », explique Dr Phen Katrien Thorré. « Un patient reçoit un diagnostic à un moment déterminé. Conserver la prescription délivrée pour une utilisation ultérieure peut être dangereux. En effet, lorsque le patient n’est plus malade, il n’a plus besoin du médicament prescrit. » Selon elle, l’objectif n’est donc pas que le patient puisse réaliser un autodiagnostic plus tard et prendre la décision de prendre à nouveau ledit médicament prescrit. Il faut au contraire qu’il consulte à nouveau son médecin pour obtenir un diagnostic correct.

En ce qui concerne les changements prévus au 1er octobre 2020, la validité pour la délivrance et le remboursement peut être adaptée. Le prescripteur peut raccourcir ou allonger la validité si nécessaire, et ce jusqu’à un maximum de 1 an. 

« Pour les prescripteurs et les pharmaciens, il y a de nombreux avantages à ces adaptations prévues pour le 1er octobre 2020 », indique Dr Phen Katrien Thorré.

Pour les prescripteurs :

  • La flexibilité de la validité, jusqu’à 1 an, est très importante, surtout dans le cadre du traitement des patients souffrant de maladies chroniques.
  • Les médecins pourront dorénavant imposer une limite claire dans le temps, afin de s’assurer que la prescription soit bien retirée dans les temps.
  • Par ailleurs, le médicament pourra être conservé dans les conditions adéquates par le pharmacien, ce qui n’est pas toujours le cas lorsqu’il est stocké chez le patient lui-même.

Pour les pharmaciens :

  • Les pharmaciens auront des informations plus claires quant à la remboursabilité et pourront ainsi mieux informer les patients.
  • Il n’y aura plus de discussion possible en ce qui concerne la date limite de validité : celle-ci sera indiquée sur la prescription. La prescription électronique ne sera d’ailleurs plus disponible après celle-ci.
  • Le système indiquera toujours la bonne date (limite de validité).

Lorsqu’une prescription n’est plus valable, cela signifie que le patient doit à nouveau consulter le prescripteur. Ce n’est qu’ainsi que la médication pourra être prise de manière sûre. La plupart du temps, il y a une bonne raison lorsqu’une prescription arrive à échéance.

En cas de questions ou d’incertitudes, l’asbl Recip-e tente d’être toujours un partenaire de choix. Toutes les parties peuvent évidemment se tourner vers nous pour obtenir des informations complémentaires.

En outre, nous nous ferons un plaisir de nous concerter avec les utilisateurs finaux et les éditeurs de logiciels lors de conseils consultatifs. À cet égard, nous sommes toujours à la recherche de médecins généralistes et de spécialistes souhaitant s’inscrire à environ 5 réunions par an. N’hésitez plus et transmettez-nous vos coordonnées à l’adresse communication@recip-e.be.

[1] Pour le mois de septembre, il se peut que votre éditeur de logiciels ait déjà déployé la V4 d’un point de vue technique. Dans ce cas, il est déjà possible d’appliquer une date de validité flexible.